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Exposition :

Nouvelle exposition de peinture et sculpture "Onirismes" à Rouen, du 15/09 au 13/10/12. Pour accompagner cet univers du rêve : Gérard HAUDUC, Jean-Pierre LEMAIRE, Daniel TERNON, Gérard WILLEMENOT et le sculpteur Frédéric BRIGAUD.



Pour la rentrée, l'Espace de la Calende vous propose la nouvelle exposition « Onirismes » du 15/09 au 13/10/2012, au 31 rue du Bac à Rouen.
Cet évènement s’inscrit autour du rêve, avec la volonté de promouvoir des artistes peintres (Gérard HAUDUC, Jean-Pierre LEMAIRE, Daniel TERNON, Gérard WILLEMENOT maitre du Trompe-l'oeil et de l'allégorie) ainsi que le sculpteur maitre de l’onirisme : Frédéric BRIGAUD. 

 
Onirismes : essai de définition 
L'adjectif « onirique » vient du nom grec « oneiros », qui signifie le « songe » ou le « rêve ».
Le rêve désigne un ensemble de phénomènes psychiques éprouvés au cours du sommeil. Au cours de l’Histoire, différents domaines de la connaissance se sont intéressés au rêve, y cherchant du sens ou une fonction.
Utilisé d'abord en psychanalyse, ce terme est passé dans le vocabulaire littéraire et pictural avec les surréalistes.L'hypothèse de travail de la psychanalyse est que le rêve a un sens, c'est-à-dire qu’il s'explique par des causes (...). L'individualité des images oniriques s'explique par l'individualité d'une histoire psychique.
L'Art Onirique pourrait s'appeler la magie des rêves. Appliqué à une œuvre ou à un créateur, l’onirisme est inspiré par le rêve. Les peintres «oniriques», groupe de peintres souvent lassés du réel s'adonnent à l'exploitation plastique du rêve.

Le sculpteur :
Frédéric BRIGAUD : Né en 1944 à Paris. Elève à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts. Diplômé d'études supérieures d'arts plastiques. Pensionnaire à la Casa Velasquez de 1975 à 1977. Agrégé en arts plastiques, 1986. Professeur à l'ENSAAMA Olivier de Serres.
Nombreuses expositions personnelles et collectives. Collections particulières en France et à l'étranger.
L’invention parcourt cette œuvre dans laquelle perce souvent l’humour. En conteur, Frédéric BRIGAUD nous incite à le suivre dans son monde où imaginaire et réel étroitement liés donnent à ses sculptures un caractère éminemment personnel et souvent poétique.
Cet artiste facétieux à ses heures, témoigne d’une véritable invention. Ses bronzes vivants, aux lignes dynamiques, aux volumes d’une belle plénitude emportent ailleurs. Avec aisance il capte le mouvement, celui d’un lièvre marchant, à la fière allure auquel il confère une présence humaine en un modelé sensible. Prenant parfois ses thèmes dans la Bible ou dans la littérature, il s’approprie le héros, le façonne selon son imagination, ainsi le roi Salomon ou Sindbad dans sa barque. Tout est vie dans cette sculpture aux lignes harmonieuses qui va bien au-delà de l’anecdote et témoigne de l’inventivité permanente de Frédéric BRIGAUD avec sa part de rêve, d’insolite.
 
Les Artistes peintres :
2) Gérard WILLEMENOT apparaît sur terre à Paris le 11 février 1943. A cette époque les rois mages étaient habillés en vert-de-gris et ravageaient le monde sous la conduite d'un petit homme à moustache bizarrement coiffé. Il est le fis aîné d'une famille de neuf enfants... son enfance ne sera pas un conte de fées. Son parcours scolaire est chaotique et, très tôt, malgré ou à cause de ses dons multiples, il rentre en conflit avec l'Education Nationale. Ce conflit, qui dure encore ne cessera vraisemblablement qu'avec la mort de G. WILLEMENOT. Il obtiendra néanmoins quelques diplômes: décorateur après les ARTS'A et architecte DPLG, métier qu'il exercera pendant de nombreuses années par erreur. Gérard WILLEMENOT voulait refaire le monde et ce sera un échec.
Son enfance et ses années d'architecture feront de lui un inadapté chronique qui n'aime guère son époque. Alors faute de refaire le monde, il va le peindre, à sa manière assez décalée voire intemporelle. Il faut rappeler que depuis presque un siècle, la peinture (celle dont on parle) est entièrement tombée sous la coupe du discours intello-médiatique et qu'il n'est pas rare de voir un critique d'art écrire huit pages à propos d'une toile vierge intitulée « sans titre n°12 » ou juste une chiure de mouche (« opus 3 »).
Cette masturbation intellectuelle a depuis longtemps gommé toutes les valeurs dites anciennes et décadentes : composition, métier, créativité, etc. pour ne consacrer que ce qui est moderne, nouveau. La modernité est forcément bien... une « merde » d'artiste est belle! Elle est d'autant plus belle si c'est la dernière, celle du Jour ! Hier, il n'en a pas fait, il était constipé.
Technique et thématique
La peinture de WILLEMENOT est simple, il s'agit de peinture dite « à la Tempera » (qu'il fabrique lui-même), technique en voie de disparition. Vous ajoutez un amour immodéré pour le Moyen - Age et Sa mystique ; à feu doux, vous mélangez avec deux cents grammes de littérature fantastique ayant hanté votre jeunesse (type LOVECRAFT). Ajoutez une pincée de B.D. géniale. Enfin, vous servez avec beaucoup d'humour autour, un brin d'amour pour l'humanité et, hélas, la mort toujours présente autour du plat.
Cette peinture demande pas mal de travail. Pour vous y obliger, procurez-vous une femme que vous aimerez, des enfants (que vous ferez vous-même de préférence) et un percepteur de qualité (on en trouve un peu partout de très bons).Cette peinture décalée ou hors du temps rencontre un succès certain notamment auprès des anglo-saxons et des professions médicales qui soupçonnent l'artiste, sous le couvert d'une imagination réelle, de quelques dérangements, voire d'usage de produits interdits.
Les œuvres de G. WILLEMENOT sont présentes un peu partout dans le monde et ses abords immédiats, ainsi que dans quelques galeries en France dont fait partie aujourd’hui l’espace de la Calende.
3) Daniel TERNON :
Une plongée dans le merveilleux
Lauréat du Grand Prix du Salon de Rouen et du Conseil Général de la Seine-Maritime 2004, Daniel TERNON est un peintre en rupture avec les tendances dominantes. Fasciné par les mythes et les légendes, il donne vie à un monde oublié, celui des fées et des sirènes, des chevaliers et des palais immergés au fond de la mer. Est-ce la cité d'Ys ou l'Atlantide qui inspire ses tableaux ?
La finesse de sa facture est d'une exigence exemplaire. Si l'on peut voir en lui un enfant du surréalisme - l'hommage à René Magritte n'est nullement dissimulé- il est, par ses sujets, un adepte de l'art fantastique. Nous l'avions découvert à la galerie Boudin, aux cotés de Jean Paul Faccon et de quelques maîtres du genre, puis revu aux Andelys, sur les cimaises de la galerie Tuffier. Mais ses œuvres les plus récentes, et sans doute les plus fortes, sont depuis quelques temps présentées à Honfleur, 25, rue du Dauphin (un lieu prédestiné dirait-on !), où Jean-Christophe Robert entend bien défendre son talent. Cette galerie, entre autres -vedettes-, expose Daniel Authouart.
Face aux œuvres de TERNON, on pense tout à la fois à Friedrich et à Roland Cat. Il garde en lui comme l'héritage du romantisme tout en nous immergeant dans le monde du silence, celui du Capitaine Nemo et de Hans-Christian Andersen, mélange de merveilleux et d'une observation méticuleuse des fonds marins. Si les forêts hébergent encore des fées ailées, lutins et autres trolls, il adore côtoyer les sirènes et leurs compagnons les dauphins.
C'est un mécène collectionneur de La Rochelle, Jean-Marc Cybart qui lui conseilla d'abandonner la pub, métier dans lequel il exerçait ses talents jusqu'en 1998. Mais vivre de sa seule peinture est un pari bien difficile à tenir, d'autant que trop d'amateurs brouillent les cartes d'une profession déjà bien encombrée par les -faiseurs- chez qui les relations tiennent parfois lieu de talent. Mais TERNON est du genre tenace et nous croyons en lui. Formé à l'Ecole des Beaux-arts de Rouen, il explore le domaine celtique et les visions de Barjavel. C'est comme si l'âme d'un monde oublié revendiquait soudain son droit à l'existence. Et nous en avons besoin.
Luis PORQUET [Les affiches de Normandie] 2005-01-05
4) Jean-Pierre LEMAIRE :  
 
Peindre est pour Jean-Pierre Lemaire, une manière de refaire le monde, de nous montrer aussi ce qu’il nous cache derrière des apparences trompeuses. Peindre relève d’une insatisfaction, d’une multitude d’espoirs et de désirs qui auraient raté leur envol. Lemaire est un faiseur d’images, un fabricant d’enluminures destinées à transmettre une certaine vision de la vie et de la société humaine, si prodigue en contradictions. Dans son travail, qu’il mène avec lenteur et une extrême finesse d’esprit, Lemaire se définit comme un simple « artisan ». Cette pudeur excessive ne doit pas nous tromper. C’est à une œuvre dense, polysémique et quelque peu rebelle que nous avons affaire. L’invisible y prend toute sa place, comme dans les fables, les contes de fée. Le peintre y glisserait même un soupçon de malice.
                                                                                               Luis PORQUET critique d’art
 
Professeur émérite de français, peintre autodidacte, Président du Salon de Rouen, Société des Artistes Normands, Jean-Pierre LEMAIRE atteste de son talent avec des peintures pleines de charme et d'intérêt où l'artiste fait preuve en plus de sa personnalité de peintre, d'un choix de thèmes d'une fraîcheur et d'un humour fabuleux que développe un style pointilliste revu par le contemporain et l'intelligence. C'est tout plein d'allégresse et d'intérêt.
 André RUELLAN, critique d'art

5) Gérard HAUDUC : Depuis quelques années, Gérard HAUDUC a complété la décoration de minutieuses figurines par la peinture de chevalet.
Mais entraîné par le consciencieux travail autour de ces minimales figurines, c'est vers la peinture hyperréaliste et de trompe l'œil qu'il s'est orienté avec une réelle réussite, encouragé en cela par plusieurs notables artistes de ce genre exemplaire.
Gérard HAUDUC est vraiment destiné à cette peinture : d'emblée, il n'a pas cherché, gâché de la couleur, multiplié les styles. Au fil de motifs classiques, son apprentissage s'est affirmé en talent et l'inspiration d'œuvres anciennes lui a délié les doigts et l'esprit, et son acquis réaliste est désormais complété d'une généreuse maîtrise de la couleur, de la lumière et des formes dans la tradition pérenne d'un réalisme où dextérité fait bon ménage avec réflexion et où la composition sait se singulariser.
 
 
Du simple fruit à la nature-morte la mieux définie, Gérard HAUDUC s'est crée un surréalisme prometteur et une place enviable parmi les magiciens du trompe-l’œil, grâce à ses œuvres qu'il respecte et transmet avec une enviable sincérité où la vitalité et le brio émettent un charme indéniable et indémodable.
André RUELLAN, critique d'art