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Exposition

Une nouvelle exposition de peinture et sculpture vous est présentée du 21 avril jusqu’au 19 mai 2012, autour des toiles de Roland HIBERT et des sculptures en bronze d’Annick LEROY jamais exposées sur Rouen.



A l’Espace de la Calende, une nouvelle exposition de peinture et sculpture vous est présentée du 21 avril jusqu’au 19 mai 2012, autour des toiles de Roland HIBERT et des sculptures en bronze d’Annick LEROY jamais exposées sur Rouen.  
C’est le talent qui caractérise le travail de ces deux artistes. Une sensibilité à fleur de peau et un regard très contemporain. A vous de les découvrir.
Roland HIBERT : artiste peintre. Originaire de Belbeuf (76), c’est après plus de trente années passées au Sénégal et également en Afrique de l’Ouest que Roland HIBERT s’est installé à nouveau dans les environs de Rouen.
Il dénonce un monde en train de détruire ce qu’il avait si bien façonné.
L’hyper-réalisme qui caractérise son style est pour lui un moyen de dire qu’il faut arrêter la destruction de notre patrimoine. Il couche sur ses toiles tout un univers de vielles carcasses de voitures, d’usine désaffectées et de friches industrielles.
Le peintre nous offre toute une palette de couleurs qui donne à ses toiles un sentiment de reflet de sa réalité. L’industrie est au centre de son œuvre.
 
 
Roland HIBERT reçoit depuis 50 ans les plus grands prix décernés dont le 1er prix Achille Fould-Stirbey ainsi que la médaille d’Or des Artistes Français pour ne citer qu’eux. 
« J’ai connu trois périodes : le descriptif avec les paysages et les marines, le romantique avec les portes et le politique avec les friches industrielles ». Depuis dix ans, cet ancien marin s’attache tout particulièrement, dans un style maxi-réaliste, à croquer notre époque.
 
Il construit depuis plusieurs années, une œuvre critique sans concession. Loin des clichés qui font recette et vous assurent le gagne-pain, il révèle ce qu'habituellement nous préférons ne pas voir : le visage de la destruction. Se situant dans la mouvance hyperréaliste, il s'intéresse aux villes sinistrées, aux espaces désaffectés, aux paysages urbains malmenés par la guerre et l'ire meurtrière des hommes. Montrer l'impasse n'est pas décourager de prendre le bon chemin.
Faut-il croire, pour être « actuel » que l’habileté technique gâte désormais l’intelligence de l’art ? Revendiquant le vrai métier de peintre, qu’il a bien raison d’opposer aux nombreuses impostures postmodernes, Roland HIBERT construit, depuis plusieurs années, une œuvre critique sans concession. Loin des clichés qui font recette et vous assurent le gagne-pain, il révèle ce qu’habituellement nous préférons ne pas voir : le visage de la destruction. Se situant dans la mouvance hyperréaliste, dont il se révèle, à nos yeux, l’un des meilleurs représentants français, il s’intéresse aux villes sinistrées, aux espaces désaffectés, aux paysages urbains malmenés par la guerre et l’ire meurtrière des hommes : Hiroshima, Berlin, Kosovo lui ont inspiré des toiles dont l’impact fait réfléchir. Mais en dépit des apparences, le message du peintre n’est pas désespéré. Montrer l’impasse n’est pas décourager de prendre le bon chemin : celui qu’indique l’échelle de Jacob allégoriquement figurée par l’échafaudage métallique qui occupe le premier plan d’Hiroshima dévastée.
                                                                           Luis PORQUET – Critique d’art
Bien que né Normand à Belbeuf, c’est durant une trentaine d’années passée au Sénégal que Roland HIBERT a affûté sa manière hyperréaliste de peindre, ce qui lui permet, de retour en Normandie, d’y exposer dans les meilleurs salons et d’obtenir les distinctions les plus valeureuses, la plus récente étant le 1er prix Achille Fould-Stirbey décernée par l’Académie des Beaux Arts lors du Salon des Artistes Français. Un prix remis sous la coupole, ce n’est pas peu de chose pour un peintre. Mais il est évident que la voie qu’il suit permet la stupéfiante découverte d’un univers qui fait frémir avant de séduire tant les effets explorés par un pinceau expert et un esprit remarquable aboutissent au grand art. Avec audace et magie, Roland HIBERT peint les sites les plus étranges où règnent le scintillant et le délabré, association du talent et de l’imagination au sein de minutieuses représentations de drôles de bâtisses, de forêts tropicales fantastiques, de grottes étranges, tout un symbolisme de la vie et de la nature que l’humain s’acharne à dégrader après l’avoir transcendé. Mais, par la grâce d’une technique et d’une composition éclatantes, l’artiste tire des motifs une poésie de la réalité qu’il magnifie de grandiose façon.
                                                                  André RUELLAN - Critique d’art.
ROLAND HIBERT - artiste peintre
 
Les titres obtenus :
2009 : Médaille d’honneur Artistes Français - Paris
2007 : 1er Prix Achille Fould-Stirbey – Académie des Beaux Art - Paris
2007 : Médaille de bronze ville de Paris (Salon Violet)
2002 : 1er Prix Achille Fould-Stirbey – Académie des Beaux Art – Paris
2001 : Prix Pierre Mauber – Salon des Artistes Français – Paris
2000 : Prix V.H Lesur – Salon des Artistes Français – Paris
1999 : Médaille d’Or – Salon des Artistes Français – Paris
1999 : Prix du Conseil Général de la Seine Maritime – AYAC Yvetot
1998 : Médaille d’Argent – Salon des Artistes Français – Paris
1997 : Médaille de Bronze – Salon des Artistes Français – Paris
1996 : Prix du Conseil Général de l’Orne – Vimoutiers
1995 : Médaille d’Or – Académie Royale d’Arras – Arras
1994 : Médaille d’Or à Uzès – Gard
1993 : Grand Prix des Damiers du Centenaire – Rouen
1983 : Prix du Public « Art vivant » - La Roche Guyon
1982 : Salon de Deauville – Prix du Public
1982 : 1er Prix Paysage Art Vivant – La Roche Guyon
1978 : Médaille de Bronze « Art Libre » - Musée Postal Paris
1963 : 1er Prix « Outremer » et Médaille d’Or au 7ème Salon International de Vichy
1961 : 1er Prix « Jeune Peintre » Salon de Printemps – Dakar
Annick LEROY : sculpteur. « La sculpture a toujours fait partie de ma vie, même si elle n’est devenue mon métier que depuis une dizaine d’années. Partagée depuis toujours entre l’architecture et la sculpture, ce sont les évènements qui ont orienté mon choix. J’ai eu la chance de démarrer des études dans une époque bouillonnante, en 1969, mais aussi dans une époque de remise en question complète des écoles d’art. J’ai fini par m’orienter vers une voix scientifique et par rentrer au CNRS. J’ai poursuivi une carrière à mi-temps, occupant le reste de mon temps à dessiner, peindre et sculpter. Quelques évènements ont marqué ma formation : une année sabbatique qui m’a emmenée en Afrique avec mon carnet de dessin, puis à Los Angeles où j’ai pris des cours de dessin de nu et de sculpture ; une rencontre aussi avec un sculpteur américain, Martine Vaugel, professeur au New-York Académie of Art, dont j’ai été l’assistante. Ont compté pour beaucoup aussi des années d’enseignement de la sculpture ou d’organisation d’ateliers de dessin. Voici donc une formation un peu sur le tas et un peu sur le tard, mais finalement assez académique. »
Si je devais caractériser mon travail en quelques mots, je dirais que je suis un sculpteur figuratif contemporain et que je suis avant tout attirée par le mouvement. L’aspect contemporain est mis en relief par les mises en scène : décomposition du mouvement d’une symphonie, corps suspendu dans l’espace, ou par le choix des émotions : sdf sous sa couverture, femme fauve sur un tabouret… J’ai horreur du corps objet, je cherche l’intensité et l’émotion sans étalage de la chair, même si je représente l’individu dans sa nudité. Je travaille beaucoup la géométrie des attitudes avant d’attaquer une pièce. J’analyse les lignes de forces, les convergences d’énergie. J’attache également une attention particulière au langage des mains et du visage. J’aime créer un échange de regard entre le spectateur et mon personnage.        
Mon travail actuel m’amène de plus en plus vers des projets de grande taille. Ce fut le cas pour le monument aux morts de Noyal-sur-Vilaine ou pour un concours comme le patio d’Ifremer à Lorient. Dans les deux cas j’ai abordé le métal de façon très légère en donnant une lecture double de l’œuvre : graphique de loin et figurative de près.
Quoi de plus naturels dans cette évolution personnelle qu’un arrêt sur image ? La reproduction en taille réelle de la photo de Charles Ebbets représentant des bâtisseurs de cathédrales modernes, que sont les grands buildings de New-York, a été l’occasion de réaliser une œuvre de grande envergure bien sûr, mais aussi de produire un tableau troublant de vie.
FIN