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Exposition : "Czeslaw ZUBER" du 16/9 au 14/10/17



Czeslaw ZUBER

Sculpteur Verrier  

Énigmatiques, les sculptures de Czeslaw ZUBER traversent le monde du verre depuis 1982. Entêté, il fut l'un des premiers à casser des blocs de verre à la masse et à les peindre. Sacrilège pour les techniciens puristes ! Vingt ans plus tard, collectionneurs et galeristes sont toujours captivés par ses pièces connues internationalement, du Japon aux États-Unis.
Czeslaw ZUBER est un artiste d’origine polonaise. Dans son atelier, le chat Galipette somnole, blasé par les têtes menaçantes d’un bestiaire fantasmagorique. Ces figures à la fois grimaçantes et tendres font les gros yeux, elles évoquent l’art brut ou l’art naïf. Ce sont tout simplement des êtres vivants imaginés.
Brise verre : « Il y a une dizaine d'années, je cassais le verre à l'usine Corning, dans un endroit prévu à cet effet. Je choisissais mon morceau préféré, sur place. À présent, cela a changé, je suis obligé d'acheter un bloc entier, de le casser chez moi et d'utiliser tous les morceaux y compris ceux que je n'aurais peut-être pas choisis ». Arrivé à Paris dans les années 80, la visite de la décharge de verre de l’usine Corning France reste un événement décisif qui a marqué le point de départ de sa carrière. « On cassait devant moi des blocs industriels de près d'une tonne, on sciait, polissait des dalles de forte épaisseur. J'ai alors essayé moi aussi, ça n'a pas réussi du premier coup, je n'avais pas compris qu'il fallait une masse spécifique ». Aujourd’hui, il utilise encore cet outil.

Zuber dompte le verre, puis sort les pinceaux. Même saturée par ce graphisme sauvage, la transparence satinée s'exprime encore. Zuber est l’un des premiers à avoir peint directement le verre sans incorporer la couleur à la matière par des techniques verrières.

Une palette unique : « J’improvise des mélanges, j'essaie d'avoir une peinture qui soit la moins opaque possible. Je superpose les couleurs en veillant à préserver la transparence du verre ». Pour l’artiste, rien n’est jamais calculé. L’ambiguïté : recouvrir ou dévoiler le verre, trouver un équilibre entre transparence et motif. Jusqu'où ira-t-il ? Zuber est tenté de saturer ses sculptures de couleurs. « Chaque pièce a ses exigences. Je ne peux pas prévoir. La technique, c'est indispensable, il est impossible de s'en passer et l'on ne la maîtrise jamais assez. Un mélange gardé secret. Zuber peintre ? Zuber verrier ? La réponse est peut-être dans l’enseignement plurivalent des écoles d’Art de l’Est.