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Exposition : "Jean-Marie PETITHON, Muriel CHENE, C.MORIN" du 25/02 au 25/03/17

Peinture et sculpture en pâte de verre !



Artiste rouennais, connu et reconnu, Jean-Marie PETITHON est l’un de nos coups de cœur qui nous accompagne depuis l’ouverture de la galerie. Alliant la sobriété et son sens de la synthèse il fait souvent merveille. Il épure le paysage de tout détail anecdotique pour n’en livrer que la quintessence, l’image silencieuse, magnifiée. Un univers poétique et secret où nous pouvons nous immerger à l’infini, un artiste authentique.

Avec le temps sa peinture est devenue de plus en plus sobre et raffinée et pour exprimer une idée avec force, il n’a pas besoin d’une forme compliquée. Il retire ce qui est inutile car avec simplicité il peut dire plus de chose. Il y a des formes qui existent dans la nature mais d’autres restent éternellement nouvelles…

Il laisse remonter la lumière intérieure dans le silence, alors dans une évanescence des choses naissent de nouveaux territoires. Il nous livre des moments intimes de sa réflexion.

Il ne cherche pas un style, il a trouvé son identité. Une invitation à la méditation.                                                                                               CL

 « Les paysages : entre terre et mer accorde aussi une large place aux peintures (reposante) de JM PETITHON, dont les paysages épuré aux couleurs étagées qui se fondent les unes dans les autres apportent paix et sérénité. L’immensité d’un ciel assombri, une ligne de lumière, les contours vagues d’une demeure qui peut être un bosquet, un immense champ vert, les courbes noires d’une colline, une figuration (abstraite) dans laquelle il fait bon se ressourcer. »                       

Elisabeth LEBOURGNE – Critique d’art - les affiches de Normandie 2011

Murielle CHENE : Son univers, habité de personnages énigmatiques tendres et solitaires, est autant celui de l’illustration que de la pâte de verre. De cette alliance entre deux techniques que tout oppose, légèreté d’un côté, technique lourde de l’autre, Muriel CHENE tire habilement parti.

Depuis l’enfance, Muriel CHENE dessine. Des enfilades de croquis de gens pris sur le vif, saisis au vol et précis. Née en 1978, elle a intégré l’école des Beaux-arts d’Angers, imaginant que l’art était « le moyen de répondre aux questions sur l’existence, le temps, le rapport aux autres », la vie en somme. Suivent cinq ans au cours desquels elle travaille la sculpture de grande dimension, des personnages grandeur nature mis en situation dans des lieux dégageant une atmosphère particulière.

 Ces travaux portent sur des thèmes aussi profonds que l’identité, l’attente, le double, le temps qui passe. Elle y croise aussi des matériaux comme le verre à vitre, la pâte à modeler, les sables colorés, l’ocre. Elle entend parler du CERFAV de Vannes -le-Châtel, et s’en rapproche, piquée par la curiosité pour ce lieu qui laisse présager l’exercice « d’un geste direct dans la matière ».

L’artiste y découvre la pâte de verre ; elle développe des thématiques où s’expriment avec finesse les tribulations de l’homme dans un espace restreint mais qu’il agrandi par le rêve. Ménageant l’équilibre entre l’essentiel et la précision du détail, elle met en scène en utilisant la lumière et les ressources du verre, sa translucidité et ses colorations variables dans l’épaisseur, des personnages de petite taille, habitant leur solitude avec un peu de désenchantement, prolongé souvent de leur ombre ou de leur reflet. Ses pièces ont intégré, sans doute à son insu car la tendresse y est souvent présente, la leçon du théâtre de Beckett, la dérision, le hasard d’être là, le minimalisme et une certaine austérité. (…)

Carole ANDREANI

Cyrille MORIN : Par un esprit attentif et imaginatif, il joue avec le verre donnant naissance à un univers onirique et poétique. De la transparence à la texture, nous circulons dans le cristal semblant en vie. Toujours dans la recherche de l’élégance et de la fragilité le créateur nous offre une  véritable plongée dans la matière où l’on se perd dans l’illusion et l’enchantement.

Les Tableaux : (Pâte de verre, et éclairage led) Telle une fenêtre semble transpercer le mur, les tableaux sont une véritable plongée visuelle dans un univers de lumière. Une matière complice de notre escapade et une sensation d’immersion dans ce monde figé où la lumière dévoile ses détails, comme une radiographie.

Les Nuages : (Pâte de verre, miroir,  support bois et métal) Brillants comme des bijoux volants ces fleurs de ciel réfléchissent la lumière et donnent l’illusion des volumes laissant place à l’imagination du spectateur.

 

Monique ROBERT : De retour sur nos cimaises, Monique ROBERT qui s'est fixée un nouvel axe de recherche, présente à l'Espace de la Calende une trentaine de peintures inspirées par la cathédrale de Rouen, joyau du patrimoine normand.

Ce thème, dont Jean Bréant et tant d'autres avaient en leur temps exploré les multiples facettes, est pour Monique Robert l'occasion de jouer avec les contrastes et les effets de matière en utilisant notamment du sable noir de la Réunion, du papier japonais et de la poudre de carborundum.

Aux noirs dont l'épaisseur et la densité évoquent la fermeté des éléments d'architecture - flèche, pinacle, ossature de l'édifice - elle oppose la transparence fluide de la  lumière, comme si celle-ci provenait des profondeurs du ciel. Cette clarté triomphante et  quasiment mystique décline toute une gamme chromatique, allant des rouges incandescents  aux bleus limpides en passant par une série de nuances intermédiaires telles que l'orangé et le  vert. Directement inspirées par les vitraux flamboyants des verrières de la cathédrale, les couleurs accentuent le cisèlement des formes du premier plan.

Jamais jusqu'ici, semble-t-il, l'artiste n'avait poussé sa recherche aussi loin en termes d'exigence esthétique et technique. Lors d'une brève apparition en galerie, de petits formats raffinés annonçaient les travaux qu'elle nous fait partager aujourd'hui en grandes dimensions.

Misant avec dextérité sur les oppositions (alternance de mat et de brillant, de vide et de plein, de lisse et de rugueux à l'aspect abrasif), le peintre nous fait entrevoir un au-delà surgissant de l'arrière- plan de chaque toile, comme si l'irrésistible clarté céleste nous faisait oublier la pesanteur terrestre.

La qualité de ces travaux s'impose comme une synthèse et un aboutissement de tous les essais antérieurs et nous présageons que le public saura y voir le couronnement d'une trajectoire patiente et sans cesse remise en question.

                                        Luis PORQUET – Les Affiches de Normandie 

                                                      Le 9 septembre 2015