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Exposition : "Le verre Contemporain" du 01/12 au 05/01/2013

Une exposition de Verre Contemporain va permettre de présenter le travail de 16 verriers d’art, avec toutes leurs diversités techniques : verre soufflé, pate de Verre, verre optique, vitrail.



L’Espace de la Calende, nouvelle galerie d’Art Contemporain, est située au 31, rue du Bac à Rouen. Les heures d’ouvertures sont du mardi au samedi, de 10h à 12h et de 14h à 19h et ouverture tous les dimanches de décembre de 15h à 18h.
A quelques pas de la cathédrale de Rouen, plus de 220m² pour vous présenter une nouvelle exposition : « Le Verre Contemporain » du 01/12 au 05/01/2013.
Cette nouvelle exposition de Verre Contemporain va permettre de présenter le travail de 16 verriers d’art, avec la volonté de promotionner des artistes dans toutes leurs diversités techniques : verre soufflé, pate de Verre, verre optique, vitrail. Vous trouverez une présentation de chaque artiste dont les nouvelles œuvres seront présentées à l’Espace de la Calende  du 1 décembre au 5 janvier 2013 :
VERRE SOUFFLE :
1)   Margot Geffroy : « Je me suis d’abord intéressée à la céramique. En 1994, au cours d’un stage au CFC DAUM de Nancy où je réalisais des chandeliers en pâte de verre, j’y ai découvert la hall aux verriers, ce fut le déclic, je serai verrier.  Deux années d’attente furent nécessaires pour pouvoir être admise au CERFAV de Vannes le Châtel, période que j’utilisais pour apprendre différentes techniques. Pendant la formation à l’école, il y avait des stages chez différents verriers Français et très vite je commençais, grâce à la bourse Léonardo un compagnonnage Européen : Venise (Murano), Crète, Danemark, ...
2) Fabienne PICAUD, née en 1959, est un maître verrier contemporain qui vit et travaille à Paris. Elle s’est fait connaître par des créations et compositions, combinant les diverses techniques du verre avec des matériaux comme l’acier ou la fonte d’aluminium. Elle a produit des assemblages de verres soufflés dans des formes de métal qui lui ont permis de créer des cloisons et claustras monumentales. Cette approche, liée à l’art du vitrail, permet au verre d'investir l’architecture en lui donnant une exceptionnelle expressivité plastique.
3) Misao TSUKIDAest née au Japon. Diplôme des Beaux Arts en poche, elle parcourt plusieurs pays pour apprendre le travail du Verre. Elle effectue son apprentissage auprès de grands noms du verre : Antoine LEPERLIER, Mari MESZAROS à Sars-Poteries, Irène FROLIC et Jeremy LEPISTO aux Etats-Unis, parmi d’autres. Particulièrement remarquables sont les "ailes" inspirées de l'archange Gabriel sur la série des "Vases d'ange". Elles font apparaitre, dans une parfaite association des formes et des couleurs, chaque plume pour former un fantastique arc-en-ciel. Misao TSUKIDA tente ainsi d'en saisir la beauté pour à son tour donner forme à la légèreté et à la liberté.
4) Fernando AGOSTINHO : Né en 1959 au Portugal dans une famille de Verriers. Dès son enfance, sa famille s'installe en France. A partir de 1980, il travaille durant cinq années à la verrerie de Vianne (Lot & Garonne). Il apprend naturellement auprès de son père la passion du verre.
En 1985, il rencontre Alain Guillot, ancien élève de son père, avec lequel il collaborera pendant deux ans dans le but de parfaire sa formation. En 1987, il ouvre son propre atelier dans le Tarn et Garonne. Avec le temps et l'expérience, en 1993, il décide de se consacrer à la réalisation de pièces uniques, quittant son statut d'artisan avec l'espoir d'être reconnu comme artiste verrier.
Il crée à partir du début des années 1990, des flacons "immeubles" dans lesquels apparaissent des personnages aux yeux globuleux, des autobus rigolos, des téléviseurs et plus récemment des "vaches folles". Aujourd'hui Fernando dit "Ago" est un Artiste reconnu qui anime divers stages et expose dans de nombreuses galeries en France et à l'étranger.

 
5) Pascal LEMOINE : C’est riche de toutes ces expériences que Pascal Lemoine créé son entreprise en l’an 2003. Installé à Altkirch, dans le Sundgau, il se spécialise dans la réalisation d'objets décoratifs, un domaine dans lequel il va rapidement se faire un nom. C’est ce qui donne un sens à son art selon sa propre expression.
Pascal Lemoine faisait des démonstrations de soufflage de verre, mais il ne désire plus être une “bête de spectacle”. Il préfère de beaucoup que l’on apprécie son talent à travers ses créations qu’il expose dans des galeries du monde entier : en Suède, en Angleterre, en Espagne, au Nouveau Mexique, à Santa Fe, à Shanghai, à l'Hôtel Drouot à Paris, à Bâle, à Montreux-Jeune… Son travail a été validé par des experts en verre contemporain qui le juge comme unique dans le milieu de l'art verrier.

6) Olivier MALLEMOUCHE : La vocation d’Olivier Mallemouche remonte à l’âge de huit ans. Depuis son apprentissage, au début des années 80 à la création de son premier atelier, il perfectionne ses techniques et passe très vite des pièces utilitaires à la réalisation de pièces uniques.
Souffler devient un besoin. L’artiste, qui puise dans ses références entre Arts Premiers, Arts Calligraphiques et Art Moderne, mène une quête plus graphique que formelle, malgré la figuration qu’il introduit peu à peu. Il reste assez classique dans sa manière d’aborder les supports, mis à part leur format, parfois exceptionnellement grand. Sans dessin préparatoire, Olivier se lance dans la réalisation de chaque pièce «à l’instinct» et «dans l’instant», un corps à corps toujours plus privilégié avec la matière. Il pré visualise virtuellement ses pièces avant de jouxter avec l’aléatoire.  Olivier MALLEMOUCHE excelle dans le traitement chromatique, domaine dans lequel il est autodidacte. Il introduit, intercale dans les couches successives qui constituent ses pièces des dessins, visages, calligraphies ou encore graffitis abstraits sur fond de feuille d’or, d’argent et de masses colorées aux recettes secrètes. Il crée encore librement des «personnages» qui le font entrer dans cette veine «ludique» du verre contemporain. Olivier s’autorise à la créativité, à la figuration tout en conservant une dimension traditionnelle.

7) Jean-Claude NOVARO : Formé à partir de 14 ans dans la verrerie d’Éloi Monod à Biot, l’adolescent devient souffleur de verre puis coloriste. Il est maître verrier à 20 ans, et devient « chef de la halle »1.
Il crée son atelier à Biot en 1977, assisté par sa femme. Il travaille à la fois au marbre et à l'outil, en applications à chaud, en métallisation par réduction, et avec des adjonctions de métaux, d'oxydes métalliques, de feuilles d'or et de divers métaux précieux1. Il travaille de 1979 à 1981 avec Jean-Paul van Lith, qui l'influence dans des créations élégantes et allégées, au décor tachiste2.
Au fil des années, Jean-Claude Novaro se livre à de nombreuses recherches. Il invente un verre qui, additionné de poudres, absorbe la lumière pour mieux la restituer dans l’obscurité, dans une série appelée Luminescences3. Jouissant d'une renommée internationale4, il est considéré comme l'un des plus grands maitres-verriers actuels5. Ses œuvres sont exposées à l’aéroport de Nice6 et dans de nombreuses galeries. Certaines de ses réalisations ont été vendues sur une télévision américaine : Fine Art Showcase7 et il compte parmi ses acquéreurs des célébrités telles que le Prince Albert II de Monaco, le Sheikh Tariq Al Qassimi, Robert De Niro, Bill Cosby, Mike Tyson, Philippe Monet, Jean Reno8. Sa célébrité est telle qu'il donne son nom à un trophée de golf9.
En 2011, il ouvre un atelier à proximité de Dubaï où il signe un accord avec le groupe international Rak Ceramics, en vue de concevoir une gamme exclusive de carreaux et d’articles sanitaires.

8) Antoine PIERINI : Né le 30 septembre 1980 à Antibes, Antoine PIERINI est dès son plus jeune âge fasciné par le verre. Il a le virus dans le sang, et à l’école de son père, Robert PIERINI, il acquiert les bases de la technique et de la gestuelle du travail du verre soufflé, et découvre le plaisir de maîtriser le feu, les couleurs et les formes.
 Au fil des rencontres avec d’autres grands noms du verre contemporain, il enrichit sa technique et tente de nouvelles expériences. Sa jeunesse, sa passion, nourries de ses recherches lui permettent de trouver sa voie : un verre vibrant, où la sobriété des couleurs, et l’originalité des décors, rivalisent avec l’élégance des formes.

PATE DE VERRE.

9) Céline BABIN : La maison, récit d'une vie, d'une famille, d'une génération. Lieu de refuge, de protection où se font et défont des histoires.  Mémoire d'un instant agréable, d'un départ, d'une rencontre, d'une naissance, d'une mort.  Traduire ces moments-là si personnels et tellement universels par des petits riens, des sensations prises sur le vif. La maison devient alors théâtre des émotions, kaléidoscope des sentiments. Chaque sculpture reflétant une perception comme pour arrêter le temps et réfléchir.
Réduire la maison à sa forme la plus simple, afin de découvrir en son ventre un instant d'émotion, fait de ligne, de couleur et de jeux de lumière. Donner pour seule piste au spectateur, une petite phrase, un titre permettant d'éveiller en lui des souvenirs et amorcer ainsi le début d'une histoire...

10) Muriel CHENE : Son univers, habité de personnages énigmatiques tendres et solitaires, est autant celui de l’illustration que de la pâte de verre. De cette alliance entre deux techniques que tout oppose, légèreté d’un côté, technique lourde de l’autre, Muriel Chéné tire habilement parti.
Depuis l’enfance, Muriel CHENE dessine. Des enfilades de croquis de gens pris sur le vif, saisis au vol et précis. Née (en 1978) d’une famille peu versée dans les choses de l’art, elle a pourtant intégré l’école des Beaux-arts d’Angers grâce à un « book » plein de dessins, imaginant que l’art était « le moyen de répondre aux questions sur l’existence, le temps, le rapport aux autres », la vie en somme. Suivent cinq ans au cours desquels elle travaille la sculpture de grande dimension, des personnages grandeur nature mis en situation dans des lieux dégageant une atmosphère particulière.
11) Céline TILLIET : « Voilà dix ans que le travail du verre me permet d'exprimer ma créativité. Ce matériau, de part ces qualités plastiques, impose rigueur, humilité, patience et précision. Parmi mes sujets de prédilection, mon inspiration se porte sur la nature, avec un vocabulaire et un champ lexical se déclinant autour du végétal, notamment l'arbre, ainsi que sur l'humanité à travers son corps.
Je suis très attachée à la fois au motif de l'arbre et de l'écorce, pour leur verticalité, leur croissance, excroissance, pour la texture, l'aspect graphique. D'autre part, travailler autour du corps comme matière première me permet de l'explorer comme lieu d'expression, siège d'émotion. Pour cela, au sein d'un éventail de techniques et de matériels, une sélection doit être opérée afin de trouver celle le plus à même de restituer l'idée maîtresse."

12) Romain GLORIEUX : Compagnon Verrier européen c’est à Bienfay, petit village d'une centaine d'habitants non loin d’Abbeville, qu’il s’est installé. C’est d’ailleurs à Abbeville que sa passion à pris naissance, l’église St Sépulcre bénéficie de magnifiques vitraux crées par Alfred Manessier (1911-1993) artiste local de renommée internationale. Ses premières expériences avec le verre ont lieu en Ardèche, alors jeune adulte il participe à des fouilles archéologiques au château de Ventadour, les vestiges de fioles en verre soufflé et les vitraux du XIIème siècle attisent sa curiosité. Didier Quentin vitrailliste picard lui parle alors du CERFAV (Centre Européen de Formation des Arts Verriers). Reçu au concours d’entrée, commence pour lui une aventure européenne. Il se forme au travail du verre à froid au travers de la technique du Fusing et de la Pâte de Verre.
Lauréat d’une bourse d’étude du programme Léonardo, il commence le compagnonnage européen chez différents artistes tchèques et slovaques. Le choix de ces artistes est guidé par leurs créations, des œuvres contemporaines monochromes et taillées selon la technique tchèque.

13) Cyrille MORIN : Ancien élève de l’Ecole des Beaux Arts de Versailles, il poursuit par goût et intérêt pour l’Histoire eles monuments sa formation dans le vitrail. Il part à Chartres où il travaille essentiellement le vitrail traditionnel et la peinture sur verre. Il complète ses connaissances par des techniques modernes (thermoformage, fusing, pâte de verre) au CERFAV où il obtient un diplôme de Compagnon Verrier Européen. Cyrille Morin travaille le vitrail et l’objet d’art. Il s’exprime dans l’imaginaire par le jeu de l’opacité/transparence, du mélange de matières et de textures, donnant naissance à un univers onirique et poétique.

14) Georges et Monique STAHL : Georges et Monique Stahl ont installé leur atelier à Laboule en sud-Ardèche. Leur travail, ce sont des pièces uniques qui déclinent la transparence du cristal et les subtilesvariations colorées de la pâte de verre. Parfois, des blocs minérauxou de vieux bois ravinés par le temps viennent répondre à ces éléments aériens.
De l’infime au monumental, Georges Stahl a fourni mille œuvres que l’on retrouve àtravers le monde chez les collectionneurs, les galeristes ou dans les édifices publics.Le travail de la pâte de verre : « Ce n’est pas une matière, c’est une technique » dit Georges. Une technique qui, contrairement au soufflage, est vieille d’à peine plus d’un siècle, ce qui explique la constante nécessité de recherche, d’invention. Des morceaux de cristal brut incolore, chutes de production de Lalique, reçus en vrac, débarrassés des scories, voilà le matériau de base.
Les couleurs qui teinteront le cristal dans la masse ? Une cuisine perso d’oxydes de fer, cuivre, cobalt, titane, et autre manganèse. La cuisson ? L’antique technique de la cire perdue : une forme en cire est entièrement entourée d’un moule en plâtre réfractaire. Le moule une fois sec est débarrassé de la cire dans une étuve puis empli de pâte de verre, mis au four et cassé après cuisson pour libérer l’œuvre.
Dit comme cela, ça semble tout simple, mais quand on sait que la montée à 1000 dure 15 heures et la cuisson... 15 jours, qu’il faut rajouter de la matière en cours de cuisson, que les tensions thermiques dans cette matière sont telles que, 10 jours après être sorties du four, certaines pièces peuvent encore éclater... Les formes ? Un travail de sculpture, de modelage, de moulage, puis, après cuisson, de sablage, de taille

VITRAIL :

15) Murielle VISSAULT : Utilisant la technique traditionnelle du vitrail, Murielle Vissault utilise la matière verre comme support graphique à ses créations. Le dessin, à la base de son expression artistique, se révèle comme prédominant dans son travail de verrier. Elle habille de grisaille (peinture spécifique au vitrail) et pare d’émaux les morceaux de verres multicolores qui constituent ses vitraux.
Elle travaille avec le jeu de la transparence et de l’opacité du verre révélé par la lumière qui, lorsqu’elle le traverse, le rend immatériel. Par cette immatérialité et ses différences de plans de vue, le verre est le passeur idéal de la réalité vers l'imaginaire, il brouille les niveaux de perception.

VERRE OPTIQUE :

16) Czeslaw ZUBER : Énigmatiques, les sculptures de Czeslaw ZUBER traversent le monde du verre depuis 1982. Entêté, il fut l'un des premiers à casser des blocs de verre à la masse et à les peindre. Sacrilège pour les techniciens puristes ! Vingt ans plus tard, collectionneurs et galeristes sont toujours captivés par ses pièces connues internationalement, du Japon aux États-Unis.
Czeslaw ZUBER, artiste d’origine polonaise, est installé en région Parisienne depuis 10 ans. Dans son atelier, le chat Galipette somnole, blasé par les têtes menaçantes d’un bestiaire fantasmagorique. Ces figures à la fois grimaçantes et tendres font les gros yeux, elles évoquent l’art brut ou l’art naïf. Ce sont tout simplement des êtres vivants imaginés.
ZUBER dompte le verre, puis sort les pinceaux. Même saturée par ce graphisme sauvage, la transparence satinée s'exprime encore. ZUBER est l’un des premiers à avoir peint directement le verre sans incorporer la couleur à la matière par des techniques verrières.

Une palette unique
« J’improvise des mélanges, j'essaie d'avoir une peinture qui soit la moins opaque possible. Je superpose les couleurs en veillant à préserver la transparence du verre ». Pour l’artiste, rien n’est jamais calculé. L’ambiguïté : recouvrir ou dévoiler le verre, trouver un équilibre entre transparence et motif. Jusqu'où ira-t-il ? ZUBER est tenté de saturer ses sculptures de couleurs. « Chaque pièce a ses exigences. Je ne peux pas prévoir. La technique, c'est indispensable, il est impossible de s'en passer et l'on ne la maîtrise jamais assez. J'ai rencontré des problèmes que je n’avais pas imaginés : une peinture, que j'utilisais dans les années 80, s'est révélée peu résistante à la lumière. J'ai dû en trouver une autre, professionnelle, ainsi qu’un produit qui la protège de la lumière ». Un mélange gardé secret. ZUBER peintre ? ZUBER verrier ? La réponse est peut-être dans l’enseignement plurivalent des écoles d’Art de l’Est.

Historique du Verre :
De l'origine à nos jours
Né au Proche-Orient vers 3500 avant notre ère, le verre ne devint toutefois la matière diaphane que l'on connaît qu'après deux mille ans d'efforts. L'histoire de cette découverte, dont l'Encyclopédie de Diderot notait qu'elle était la plus merveilleuse et la plus utile depuis celle des métaux, nous fait voyager de Babylone à l'Egypte antique, de Venise à la France de Colbert, pour se poursuivre aujourd'hui dans notre quotidien.

Selon l'historien romain Pline (Naturalis Historica, an 77 de notre ère), les premiers hommes à produire du verre furent des marins phéniciens. Ces derniers voulurent établir leur camp sur une plage près de Belus en Asie Mineure et ne pouvant trouver de pierres pour constituer leur foyer, utilisèrent des blocs de soude qu'ils

Le Moyen-âge et la Renaissance
L'effondrement de l'Empire romain stoppa net le développement des technologies du verre qui disparut progressivement d'Europe. Si on met à part, les vitraux des cathédrales gothiques qui sont constitués de petits bouts de verre assemblés, le verre n'est plus du tout utilisé dans la construction.

L'art du verre fut redécouvert à Venise au XIIIe et XIVe siècle grâce aux contacts que les Vénitiens entretenaient avec les Byzantins qui avaient sû préserver leur savoir-faire. La chaux de soude fut développée par les artisans verriers de l'île de Murano vers 1450 ; les Vénitiens donnèrent à leur verre fin et clair, le nom de cristallo. Malgré leurs efforts pour garder secret leur savoir-faire, l'art du verre cristallin, se répandit rapidement au-delà des Alpes en Allemagne, France, Belgique et Angleterre.

La teinte naturelle du verre, bleu verdâtre, est due à la présence d'oxydes métalliques contenus dans le sable qui sert à sa fabrication. L'ajout d'autres oxydes à la préparation initiales permet d'obtenir des coloris variés. Quant au verre incolore, il est obtenu par adjonction de manganèse.

Les premières manufactures
En Angleterre, du fait de problèmes de déforestation, les verriers durent utiliser du charbon dès le début du XVe siècle. En 1675, les Anglais ajoutèrent des oxydes de plomb dans la composition de base, solidifiant la structure du produit fini. Ce verre remplaça rapidement son fragile cousin vénitien.

Il fallut attendre le XVIIe siècle pour réussir à créer en France une industrie concurrentielle avec la verrerie vénitienne. Colbert, las de voir sortir de France des sommes considérables en échanges d'importation de miroirs de Venise, fit porter son effort sur le verre plat. Des gentilshommes verriers de Normandie se mirent à l'ouvre pour le compte de la Manufacture Royale des Glaces. En mettant au point le procédé de coulée, Louis-Lucas de Nehou eut l'honneur d'affranchir totalement la France des procédés vénitiens. Le verre fut également poncé et poli ce qui le rendait désormais complètement transparent. Ces plaques de verre étaient toutefois réservées aux plus riches.

Les verres à fenêtre sont quand même restés rares durant tout le XVIIe et le XVIIIe siècle. Des petits panneaux étaient faits en soufflant et tordant une petite boule de verre de façon à produire une mince feuille ronde, soit en soufflant un long cylindre qu'on découpait aux extrémités, qu'on ouvrait dans le sens de la longueur pour l'aplatir. Le résultat contenait beaucoup de bulles d'air et des sillons concentriques mais était suffisamment transparent et isolant.
FIN