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Exposition de photographie : Patrice BOUVIER du 10/01 au 07/02/15

Patrice BOUVIER, photographe professionnel, présente son travail récent jusqu'au 07/02/15.



 Patrice BOUVIER est photographe. Il réalise des reportages et des portraits pour la presse magazine, l'édition, les institutions et le corporate. Curieux de profession, il a rencontré bon nombre des activités humaines : de la politique au spectacle, du monde de l'hôpital à la fête foraine. Il développe un travail, tant en extérieur qu'en studio, sur le corps.

Les « Nus Blancs » , « Nus Noirs » et « Déchirs ».
Il y a une douzaine d’années, une premières série de photographies sur le corps, les « Nus Blancs » a été réalisée en studio.
Aborder le nu, c'était plonger dans une catégorie classique de l'art, souvent magnifié, mais aussi tellement dévoyée.

"A  l'instant de la vue première sur le premier modèle, dans la relation instaurée dans l'intimité du studio, dans le corps à corps des regards, face au déploiement du  nu dans l'espace, j'ai su  que je ne caresserai pas la peau simplement des yeux, qu'il me faudrait pénétrer  l'enveloppe charnelle, être le passeur des désirs photographiques de la relation dans un au delà ,ou en deçà de la peau sans y toucher , se barbouiller des sensations, m'éblouir de la blancheur, m'y brûler  les yeux  même dans des valeurs impensables, se fondre, se confondre dans les plans de la chair, et du fond, évacuer pour mieux piquer."


"J'ai choisi de couper les têtes, pour dés- identifier et se concentrer sur Le Nu, ou plutôt sur la Nudité. Faire que le nu soit un portrait ou qu'un portrait  soit un nu."


Cette série fut le sujet pratique de mon mémoire de Maîtrise en photographie à l’université Paris        VIII (Saint-Denis).

L’une de ces photographies a obtenu le premier grand prix ILFORD.

"Dix ans après, les nus sont réapparus. Rupture, mais aussi continuité : toujours dans cet enchevêtre de l’image, du regard, du corps que j’essaie de creuser, d’interroger.

"Dans les « Nus Noirs », c’est avec le même fil d’Ariane que j’ai renoué. Des analogies de formes sont apparues sur les planches de contacts, mais en une totale inversion des valeurs. Là où le blanc permettait de pénétrer la frontière de la peau, pour se situer dans un au-delà, au-dedans du corps, aboutissant à une quasi-fusion du corps et du fond, ici le fond se fend d’une déchirure, qui laisse apparaître un fantôme de nu. A l’éblouissement répond le mystère. Des formes jaillissent, se dilatent, se concentrent ; le « moi - peau » se dédouble, emprisonne, expanse, ex-p(e)nse la chair, le corps, ce corps, notre Autre, en une iconographie à sens, multiple, animal, sensuel ou érotique. Le Nu doit être un portrait comme le Portrait doit être un nu."

"Voir le corps, photographier en deçà, au-delà de la peau, chercher l’ordre, le désordre, du monde, des sens, par le regard. Tel est mon « Graal »." Le regard,une nouvelle fois, plonge dans L’INFORME, autrement.

 Patrice BOUVIER