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Exposition de photographie "Patrice BOUVIER" du 9/1 au 06/2/16

Patrice BOUVIER présente ses dernières photo jusqu'au 6 fev. 2016.



Patrice BOUVIER, photographe.
Il présente leur travail à Rouen du 09/01 au 06/02/16.

Le travail de Patrice BOUVIER sur le corps ressemble à celui des contorsionnistes, ses modèles de prédilection: virtuose et obstiné.

Voici que paraissent simultanément deux livres faux jumeaux sinon frères ennemis. Que Nus blancs soit né de la nécessité d'alimenter il y a une douzaine d'années un mémoire de maîtrise en photographie n'est pas tout à fait innocent, car de la contrainte du devoir, comme de la commande, surgit souvent l'inspiration pure, aussi pure que ces images incendiées de lumière ou exécutées dans une rigueur simplement classique.

Avec la durée, le travail s'est affiné, posant les marques de son territoire érotique, rendant au passage hommage à quelque grand maître anglais ou japonais.

Plus récents, les Nus noirs mettent un arrêt brutal au bonheur de corps guidés dans une recherche d'épanouissement. On observe d'abord que ces nus noirs ne sont pour la plupart, plus nus mais gainés d'un lycra noir qui les contraint plus qu'il ne les cache, transformant le corps en une forme tourmentée, chrysalide aveugle dont l'obscure transparence laisse deviner une chair fragile et captive, l'âme des sculptures éphémères que Patrice BOUVIER expose sur fond marmoréen.

Le même second volume comprend un troisième pan de l'œuvre. Déchirs montre la rupture de l'enveloppe, sans pour autant libérer les corps, dont on perçoit la blancheur par taches.

Cette dernière période de Patrice Bouvier est sans doute la plus proche de l'ambiguïté qui habite son travail tiraillé entre le noir et le blanc quand il contourne ses modèles pour mieux balancer entre l'exultation et la contention des corps. Les deux volumes prêtent des pages vierges, blanches ou noires à la graphie noire ou blanche de Pierre Bourgeade, singulièrement inspiré par ces images qu'il rehausse de poèmes, haïkus ou quatrains parfois mêmes réduits à une ou deux étoiles comme la trace espiègle d'un feu follet.

HLG